Gerard de Haro – ingé son

ncontournable nom associé à de grands disques, tout comme Philippe Teissier Du Cros, et au studio La Buissonne. Suis-je le seul à regarder qui tient les manettes? Par analogie au cinéma, un réalisateur est au centre de la création via le montage (avec ou sans “monteur”), mais il doit avoir sur le moment un bon directeur photo et une bonne musique avant d’avoir un bon directeur de casting… Ce sont les noms que je regarde.
Un disque doit être celui d’un bon groupe mais l’ingé son y est pour beaucoup: Philippe Teissier Du Cros va travailler à ce que l’enregistrement se passe bien, matériellement, techniquement, le mixage à l’instar du montage, choix des morceaux, etc. Mais aussi il va être capable de remettre en question l’artistique: les choix, les arrangements, de façon à créer ensemble un objet qui n’est pas un simple enregistrement de plus, des surprises…
Je pense simplement en écoutant leur travail qu’ils sont très présents, on retrouve leurs pattes personnelles. Après, on aime ou on aime pas, mais les critiques leurs sont dans l’ensemble plutôt favorables! Faut dire qu’ils ne s’associent pas à n’importe qui non plus! Drôle de métier que celui-là…

Trombinoscope du studio la Buissonne:http://www.labuissonne.com/fr/photos01-2005.htm

On peut voir Bill Carrothers dont je vais donc évoquer le clavier surtout sur Electric Bill. Encore un amerloque qui joue bien, une ambiance personnelle, il roule pas mal sa bosse dans différents styles, j’accroche surtout à son groove. Je me détache de plus en plus de l’approche “pianistique” pour chercher la “musicalité”, le sens des mélodies ou du groove, soit le sens de la danse du public qui sera irrésistible. On veut chanter, on veut bouger, on voyage, on divague: c’est réussit! Sinon, bon ben on mettra le CD à côté des autres, des exercices et des partitions… Bill n’arrive pas toujours à me toucher, mais parfois, même en sideman… Comme pour Kevin Hays dont j’admire le jeu inventif avec Chris Potter en live, mais pas trop son trio piano-basse-batterie sur CD. Enfin…
Je suis aussi dans une période, je dirais oscillant entre “électrique” et “ethno-acoustique”, que je crois adopter depuis longtemps après avoir abandonné le jazz bebop ou les trios straight, standards à la Peacock/Motian etc. De plus en plus (y a qu’à voir ma sélection de disques!) Chacun son truc!

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